Le 8 mars, faisons la grève de la consommation

5/03/2026

Solidarité avec les travailleuses

Le 8 mars, faisons la grève de la consommation. 

En solidarité avec toutes les travailleuses précaires du commerce, de la vente et des services qui ne pourront pas se permettre financièrement de faire grève le 8 mars. 

En solidarité avec les femmes du Sud Global, exploitées par les modes de production de masse destinés aux pays du Nord.

Consommation et Travail du dimanche

Le repos est un droit politique, pas une variable d’ajustement.

  • La généralisation du travail dominical frappe d’abord les femmes, souvent enfermées dans des temps partiels subis et des métiers de service sous-payés.
  • Travailler le dimanche, c’est être privé de vie familiale, amicale, associative, syndicale, culturelle ou sportive..
  • Nous refusons que chaque instant de nos vies soit dédié à la production ou à la consommation. Le dimanche doit rester un espace de gratuité et de liberté.

Grève du dimanche 8 mars : Pour celles qui le peuvent, nous ne serons pas les consommatrices complices de l’extension du temps marchand. Nous reprenons notre temps de vie !

Stop à la “Taxe Rose”

Le 8 mars, nous ferons la grève de la consommation parce qu’une différence de prix entre des produits de base (rasoir, déodorant, shampoing, coiffeur, …) au seul titre que leur packaging est sexué, est inadmissible ! 

Cette “taxe rose” cible en priorité les femmes, qui pourtant gagnent en moyenne 25% de moins que les hommes ! 

Nous exigeons la fin de la “taxe rose” et la fin de la TVA sur les produits de premières nécessités comme les protections périodiques !

Stop à la reproductions des stéréotypes genrés et sexistes ! 

Nos identités ne sont pas des marchandises !

  • Les produits genrés et les jouets véhiculent des schémas patriarcaux visant à maintenir les femmes dans l’inégalité.
  • Contre le “Pinkwashing” : Nous refusons que les entreprises s’enrichissent sur nos orientations sexuelles et identités de genre en annihilant leur caractère politique.
  • Non, les femmes ne naissent pas objets sexuels ou ménagères !

Pour une consommation inclusive

Le 8 mars, nous ferons la grève de la consommation car les femmes handicapées sont les premières à être contraintes dans l’accès aux magasins, produits, informations, services, etc. 

Nous nous battons contre la reproduction du double stéréotype “genre et handicap”, pour que toutes les femmes puissent choisir comment et où accéder aux services et aux produits de première nécessité, quelle que soit leur situation. 

Non à la surexploitation des femmes dans les systèmes de production !

Le 8 mars nous ferons la grève de la consommation car les femmes en France et dans le monde sont les premières à être exploitées par le système capitaliste pour assurer la production et la vente. 

Textile, hôtellerie, nettoyage : la consommation frénétique impose des contrats précaires et des conditions de travail dangereuses.

Ces cadences affectent la santé et réduisent l’espérance de vie des travailleuses.

Nous luttons pour des conditions de production et de distribution dignes pour toutes et tous.

Solidarité internationale contre l’exploitation

Le 8 mars, nous faisons la grève de la consommation car :

  • L’agro-industrie nous maltraite : Les produits hors-saison (café, cacao, fruits) reposent sur une main-d’œuvre féminine et infantile exploitée et violentée au Sud Global.
  • La Fast-Fashion exploite et tue : Zara réalise 3,5 milliards de bénéfices quand ses ouvrières sont payées 20 €/mois en Éthiopie.
  • Nous n’oublions pas : Les 1 138 mort·es du Rana Plaza (2013), en majorité des femmes sacrifiées pour l’industrie textile.

Consommer moins et mieux

Le 8 mars, nous affirmons que consommer est un acte politique.

  • L’industrie textile est le 2ème secteur le plus polluant au monde. Nos équipements domestiques pèsent jusqu’à 25 % de nos émissions de CO2.
  • Nos manières de nous nourrir et de nous vêtir ont des conséquences directes sur la planète. Nous devons repenser nos modes de consommation.

Notre exigence : Passer d’une consommation subie à une production raisonnée, respectueuse des êtres et des ressources naturelles, sans épuiser l’avenir