Les femmes autochtones d’Amazonie, véritables gardiennes de l’environnement, perpétuent un puissant mouvement contre l’extractivisme, les déforestations, l’exploitation et le vol de leurs terres ancestrales. Elles tiennent tête à des multinationales puissantes qui, depuis des siècles, s’imposent sur leurs territoires afin d’en exploiter les ressources, détruisant et épuisant impunément tous les écosystèmes alentours.
Tous les moyens sont bons pour chasser ces populations : pollution des cours d’eau, corruption, chantage, emploi de milices privées chargées de faire taire les opposant·es … Et la montée de la droite et de l’extrême droite ne fait qu’aggraver la situation.
En première ligne des mobilisations, les femmes autochtones d’Amazonie se battent au péril de leur vie, pour la vie. Victimes de discriminations, de racisme, de violences sexistes et sexuelles, plusieurs d’entre elles ont été assassinées.
En août 2025, lors de la IVe Marche des femmes autochtones, au Brésil, elles ont lancé un appel pour la préservation de la planète, la défense de leurs droits en affirmant que leurs corps étaient eux aussi « des territoires contestés qui devaient être protégés avec la même urgence que leurs terres ancestrales. »
Historiquement exclues des processus décisionnels, les femmes d’Amérique du Sud revendiquent à juste titre de participer à toutes les décisions affectant leurs vies, leurs corps, leurs territoires.
Leur combat contre les conséquences du colonialisme idéologique, politique, industriel des puissances occidentales est aussi le nôtre, celui de la protection de leurs terres, du respect de leurs droits à la dignité et à l’égalité.
Il en va de l’avenir de la Planète.
Le 8 mars, face à l’impérialisme et au patriarcat, nos voix se mêleront aux leurs !

