Les inégalités entre les femmes et les hommes ont un impact considérable dans le parcours résidentiel. Moins bien payées que les hommes, plus exposées aux emplois précaires et aux temps partiels, davantage impactées par la naissance des enfants, plus concernées par les violences sexistes et sexuelles, les femmes sont également celles qui pâtissent le plus des inégalités dans le logement, quelle que soit leur tranche d’âge et leur situation locataire ou propriétaire.
Quelles que soient leur tranche d’âge et leur situation locataire ou propriétaire, les femmes :
- Les propriétaires demandent plus de garanties financières aux femmes pour louer un bien. Elles décohabitent de leurs parents plus tôt que les hommes et sont donc confrontées plus jeunes à un marché locatif compétitif.
- Sont moins propriétaires que les hommes, qui ont une position plus favorable sur le marché du travail et héritent davantage et les femmes reçoivent souvent une compensation financière de moindre valeur.
Les séparations accentuent les inégalités
- En cas de séparation conjugale, les femmes perdent environ 20 % de leurs revenus. La garde des enfants revient plus régulièrement aux femmes comme le besoin de retrouver un domicile car les hommes gardent plus souvent le patrimoine.
Nous voulons :
- Une hausse des prestations sociales pour les familles monoparentales ainsi que la hausse de l’allocation de solidarité aux personnes âgés.
- Une refonte du dispositif de calcul des pensions de réversion avec pour objectif le maintien de niveau de vie en cas de veuvage
- Le versement automatique des pensions alimentaires par la CAF.
Le logement au cœur des violences sexistes et sexuelles du couple
- En cas de violences conjugales, les femmes sont plus souvent contraintes que les hommes de quitter le domicile.
- En France 210 000 femmes sont victimes de violence et 17 % ont besoin d’être hébergées quand elles quittent le logement.
- 20 000 femmes et enfants ont besoin d’un hébergement d’urgence chaque année pour décohabiter d’un conjoint / père violent.
- 80% des femmes victimes de violences sont hébergées dans des structures pas adaptées à leur situation.
- 40% des femmes victimes de violences en demande d’hébergement sont sans solution.
Les femmes première victime du mal Logement
- Les familles monoparentales sont objet de discrimination sur le marché, surtout les femmes seules. Les femmes seules avec enfants sont souvent les plus précaires.
- Elles sont aussi plus nombreuses à solliciter le parc HLM étant donné leurs ressources limitées mais leur accès au logement social se voit contraint par la faible offre disponible.
- Réquisition des logements libres
- Donner aux maires le droit de réquisitionner les logements vides
Les femmes sans-abris, les invisibles, représentent autour de 5% des personnes à la rue.
- Cette situation est particulièrement insécurisante pour une femme plus facilement victime d’abus par exemple en cas d’hébergement chez un tiers en échange de « service » domestique et/ou sexuel. De même, elles sont aussi plus en situation à la prostitution pour garantir leur autonomie financière et se loger. Ces discriminations sont encore accentuées chez les femmes étrangères, sans papier, transgenres.

