En France, les droits des trans reculent : le changement d’état civil devient payant avec le budget 2026, et même impossible pour les personnes trans étrangères si elles ne l’ont pas fait dans leur pays d’origine. Cela complexifie encore les démarches judiciaires, alors que le changement d’état civil est essentiel aux trans pour éviter les discriminations à l’embauche et l’outing forcé au travail et dans leur vie de tous les jours
Les recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé) sur la prise en charge des trans ne mentionnent pas les transitions des mineur-es malgré un large consensus de la communauté scientifique pour permettre aux mineur·es de transitionner, et ce en raison d’un lobbying intensif des associations anti-trans, parmi lesquelles Ypomoni, une association de parents transphobes, et les éléments les plus réactionnaires de la psychiatrie,
Cela entraine une non prise en charge médicale des enfants trans, et cause déjà une augmentation du nombre de suicide chez elles et eux.
Aux États-Unis, Trump interdit les transitions des mineur·es et le changement de sexe à l’état civil dans tout le pays. Les papiers des personnes trans sont invalidés, et le peu de protection dont elles bénéficiaient est supprimé. Les femmes trans sont envoyées dans des prisons pour hommes, où elles subissent des viols réguliers et organisés par l’administration pénitentiaire.
400 000 personnes trans ont fui leur État depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.
Ces mesures ne sont pas causées seulement par une haine fondamentale des trans, mais surtout par une nécessité de la bourgeoisie de renforcer et militariser l’état bourgeois en prévision des conflits inter-impérialistes à venir. C’est cette même nécessité qui pousse l’état et les réactionnaires à remettre en cause l’IVG, à interdire les transitions, à remilitariser la jeunesse, et à passer des lois racistes pour se renforcer

