Selon l’INSEE, les femmes représentent 52,3 % de la population pauvre, et 15 % des femmes sont pauvres.
Selon un rapport de 2025 du Haut conseil à l’Egalité entre les hommes et les femmes, les femmes sont à la tête de 97 % des familles monoparentales en situation de précarité.
Les mères isolées représentent 55% des ménages pauvres.
Le niveau de vie des mères isolées est de 30% inférieur à celui des couples avec enfants. 40 % des enfants vivant dans une famille monoparentale sont dans la pauvreté au lieu de 21 % de l’ensemble des enfants.
Sur près de 2 millions de foyers monoparentaux, 40% vivent sous le seuil de pauvreté
70% des bénéficiaires des banques alimentaires sont des femmes
Les femmes travaillent mais à quel prix!
70 % des travailleurs pauvres sont des femmes. 79, 5 % des emplois à temps partiel sont occupées par des femmes
63% des postes non qualifiés sont occupés par des femmes.
Les emplois féminins sont concentrés dans 10 familles professionnelles (aide à domicile, hygiène ou entretien, vente, santé, employées administratives, éducation, travail social..). Ces métiers sont moins reconnus, le plus souvent dévalorisés alors qu’ils sont essentiels pour la vie de l’ensemble de la société.
80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et 95 % des congés parentaux sont pris par des femmes.
A la retraite, les femmes ont une pension inférieure en moyenne de 37% par rapport aux hommes. Les agricultrices ont une retraite de 570 euros alors qu’elle est de 840 euros pour les hommes.
Les femmes sans papier les plus pauvres
Elles travaillent sans être déclarées (garde d’enfants, ménages …) , sont sur-exploitées et pourtant elles sont essentielles à la reproduction sociale.
Elles vivent dans la peur permanente et les difficultés pour avoir un rendez-vous à la préfecture aggravent cette situation : nous exigeons la régularisation de toutes les femmes sans papier et l’abrogation des lois racistes sur l’immigration.
Non à la situation de dépendance :
Les allocations des minima sociaux doivent être fortement revalorisées.
L’attribution actuelle de ces allocations sur le critère des ressources de l’ensemble du foyer, c’est le maintien des femmes dans une dépendance économique.
Déconjugalisation des droits sociaux : le RSA, l’ASS, la prime d’activité doivent faire l’objet d’une attribution sur le seul critère des ressources personnelles.
1/3 des pères solvables ne payent pas leur pension ! Nous exigeons l’ accès de l’Allocation de Soutien Familial à toutes les mères isolées, y compris celles qui ne passent pas par la justice des affaires familiales.
Non aux réformes successives de l’assurance chômage, de France travail, du RSA !
Elles pénalisent les chômeuses et les chômeurs et les personnes en grande difficulté. Parmi elles, beaucoup sont des femmes.
Depuis le 1er janvier 2025, les allocataires du Revenu de Solidarité Active sont automatiquement inscrit•es à France Travail avec l’obligation de travailler 15h par semaine. Un décret, paru en mai 2025, permet de suspendre tout ou partie – entre 30 % et 100 % – des ressources pendant un à plusieurs mois dès le premier « manquement » aux obligations!
Parmi les femmes bénéficiant du RSA, les mères isolées sont confrontées à de
multiples difficultés pour trouver un emploi : problème de garde d’enfants, de transports, discriminations dans l’accès à l’emploi car seule avec enfants.
Au lieu de mettre en place des services publics garantissant aux femmes précaires et aux mères isolées l’accès aux droits sociaux (crèche, logement, santé etc..), les gouvernements de Macron ont instauré le travail forcé et gratuit et stigmatise les personnes en situation de pauvreté.
Abrogation de toutes les réformes de l’assurance chômage et du RSA !
Des droits sociaux qui assurent une vie décente et digne pour toutes et tous!

