2 milliards de femmes dans le monde sont concernées par les menstruations, (un autre milliard a eu ses règles ou va les avoir).
En moyenne, elles passent 2500 jours de leur vie à avoir leurs règles.
Pourtant les règles sont encore taboues et entraînent discriminations, injustices de santé, économiques, et parfois des violences, partout dans le monde. C’est un enjeu de santé publique.
Protections et antidouleur coûtent en moyenne 7,50€ par cycle à une femme ayant des règles d’une durée et d’un flux moyens, soit près de 3 800€ au cours de la vie. (Calculatrice des dépenses en protections périodiques du journal Le Monde).
S’ajoutent des dépenses supplémentaires comme les visites chez un-e gynécologue, le rachat de sous-vêtements et de linge de lit abîmés par le sang menstruel.
Ce coût avoisinerait 100 à 150€ par an, soit 10€ pour chaque période de règles. C’est une charge supplémentaire pour les femmes, et encore plus pour celles en situation de précarité.
Près de 4 millions de femmes en France sont victimes de précarité menstruelle.
Elle touche en premier lieu les femmes SDF qui en plus accèdent difficilement à des lieux d’hygiène ; les personnes au RSA, les femmes privées d’emploi, les travailleuses et étudiantes pauvres…
Les dépenses liées aux menstruations, qui peuvent représenter jusqu’à 5 % du budget mensuel d’une femme, minent le pouvoir d’achat, surtout avec la hausse des prix et de l’inflation.
330 000 jeunes femmes n’ont pas régulièrement accès à des protections périodiques. Certaines vont donc utiliser plus longtemps que prévu des protections, ou recourir à du papier WC, du journal….
Des pays, dont l’Écosse, ont rendu gratuites les protections périodiques.
Les règles sont responsables de symptômes : crampes abdominales, maux de dos ou de tête, sautes d’humeur, douleurs liées à l’endométriose (une femme sur dix en souffre).
7 millions de femmes sont concernées en France par des menstruations douloureuses et/ou invalidantes, environ 1 femme sur 2 âgées de 15 à 49 ans.
65% de ces femmes ont rencontré des difficultés liées à leurs menstruations au travail.
35 % d’entre elles affirment que leurs douleurs menstruelles ont un impact négatif sur leur travail.
44 % de ces femmes ont déjà manqué le travail, en raison des douleurs liées à leurs menstruations.
Aujourd’hui, elles doivent prendre des congés maladie chaque mois et se retrouvent pénalisées par les jours de carence qui grèvent encore plus leur budget.
Ce 8 mars, nous serons en Grève Féministe pour dénoncer la précarité menstruelle, exiger la gratuité des protections hygiéniques et la prise en compte du coût des menstruations et de l’impact des règles douloureuses dans la sphère du travail.

