Revaloriser les métiers à prédominance féminine

26/02/2026

Des métiers dévalorisés

Les femmes travaillent en majorité dans les métiers du soin, de l’éducation, du nettoyage. 70% des femmes occupent un emploi dans les métiers dits féminisés… Elles subissent ce qu’on appelle la ségrégation professionnelle.

Les métiers à prédominance féminine sont moins bien rémunérés, dévalorisés et les qualifications et les diplômes nécessaires ne sont pas reconnus parce qu’ils sont occupés par des femmes.

Une pénibilité non-reconnue

Les biais sexistes qui pénalisent le travail des femmes vont même jusqu’à invisibiliser la pénibilité et les maladies professionnelles qu’elles subissent au travail.

Quand on pense pénibilité au travail, on imagine aussitôt “des marteaux-piqueurs, du bitume brûlant, des échafaudages, des machines bruyantes au rythme effréné…Une vision très masculine des conditions de pénibilité au travail.

Dans les métiers du lien et du soin, les souffrances physiques et psychiques ne sont pas prises en compte. 

La pénibilité des métiers dits féminisés restent encore aujourd’hui un impensé dans la société.

Depuis, 6 facteurs de risques professionnels sont reconnus :

  • les activités exercées en milieu hyperbare (hautes pressions) ;
  • les températures extrêmes ;
  • le bruit ;
  • le travail de nuit ;
  • le travail en équipes successives ;
  • le travail répétitif.

Ce qui correspond est peu mis en relation avec à la réalité des métiers dits féminins.

Dans les métiers dits féminisés, les salariées sont confrontées à une multitude de facteurs de pénibilités :

  • bruit, notamment dans les classes scolaires avec 30 enfants et dans les crèches 
  • port de charge lourde, comme les infirmières et les aide soignantes  déplaçant leur patient•es
  • les gestes répétitifs, responsables des troubles musculo‑squelettiques chez les caissières
  • les postures pénibles, comme dans la petite enfance

Revaloriser les métiers à prédominance féminine

Depuis 1972, il est inscrit dans la loi “salaire égal à travail égal ou travail de valeur égale”. cette notion de valeur égale doit permettre de comparer des métiers qui ne sont pas les mêmes mais ayant une valeur égale,  en prenant en compte les travaux qui exigent des salariés un ensemble comparable de connaissances professionnelles consacrées par un titre, un diplôme ou une pratique professionnelle, de capacités découlant de l’expérience acquise, de responsabilités et de charge physique ou nerveuse. 

Qu’est ce qu’on attend pour le faire?

Aucune volonté politique n’a jusqu’alors permis de s’attaquer à ces enjeux. Malgré des promesses notamment au sortir du covid “il faut se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd’hui sur ces hommes et ces femmes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal”

Des mesures d’urgence

  • la revalorisation immédiate des métiers à prédominance féminine
  • l’application de la valeur égale dans les branches, les entreprises et les administration
  • une transposition de la directive transparence des rémunérations de haut niveau
  • la lutte contre les stéréotypes de genre