Les services publics, la richesse de celles·ceux qui n’ont rien !

27/02/2026

Le démantèlement des services publics affecte toute la population, particulièrement les plus modestes. Les femmes sont touchées à double titre, de manière structurelle.

Elles sont aux avant-postes du service public

Les femmes représentent en moyenne 60 % du personnel des secteurs publics (santé, soin aux personnes, éducation, sécurité sociale, agences pour l’emploi, justice …)

Ayant majoritairement les salaires les plus bas, elles subissent d’autant plus sensiblement le gel des rémunérations des fonctionnaires (près de 9 % de perte de pouvoir d’achat depuis 7 ans).

Elles sont fortement touchées par les suppressions régulières de postes, quand le secteur public manque déjà de moyens, et en subissent les conséquences sur leur santé physique et mentale (intensification du travail, pressions, flexibilité accrue, stress)

Les femmes sont les premières usagères des services publics

Parce qu’elles assument très largement l’éducation et santé des enfants, ainsi que les soins aux proches, ce qui les éloigne souvent d’une activité professionnelle.

 Elles sont les premières concernées par la fermeture de services hospitaliers, de maternité de proximité, par le gel du montant des prestations sociales.

à La fermeture de centres IVG, c’est le droit à l’avortement qui est menacé, son inscription dans la Constitution français était donc importante.

Promouvoir un État social répondant aux besoins des femmes, en développant :

à Un service public de la petite enfance avec une priorité aux crèches publiques qui offrent la meilleure qualité d’accueil, et obligation d’accueillir tous les enfants avant l’âge de la scolarité.

à Un service public de prise en charge de la perte d’autonomie, quelle que soit la forme choisie (maintien à domicile, établissement, accueil de jour, etc).

C’est ce qui permettra un meilleur accès égal à l’emploi des femmes sur qui pèsent majoritairement les charges familiales.

Améliorer nos services publics, les salaires et les conditions de travail associées, c’est aussi donner plus de chance aux femmes de s’émanciper et de vivre décemment !

Toutes et tous en grève féministe, le 8 mars 2026 partout en France