A partir du 6 janvier 2026, l’armée du nouveau gouvernement syrien et les brigades islamistes ont mené une attaque en règle contre le Rojava, en ciblant, entre autres, les femmes, les combattantes des YPG qui ont, à Kobané en 2014, joué un rôle décisif contre Daech.
Violences sexuelles, tortures … ce sont de véritables crimes de guerre qui ont été commis pour écraser la révolution des femmes au Rojava.
Nous saluons la mémoire de toutes les combattantes, comme Arin Mirkau commandante des YPG, qui sont mortes au combat.
Force est de constater qu’après l’offensive de l’armée syrienne, soutenue par la Turquie d’Erdogan, qui a pris possession d’une très grande partie du nord-est syrien, l’autonomie du Rojava est en très grande difficulté. Malgré un cessez-le-feu et 11 ans après la victoire héroïque de l’YPG à Kobané face à l’offensive de l’Etat islamique (EI), le projet d’un Kurdistan autonome est menacé de définitivement disparaitre.
Nous dénonçons le lâchage des kurdes par la communauté internationale qui, après avoir utilisé les kurdes pour stopper Daech, a assisté sans réagir à l’offensive de l’armée d’Ahmed Al Charaa.
Depuis plus de 10 ans, les femmes kurdes se sont données des structures, pour changer les mentalités et donner corps à la libération des femmes, essentielle pour construire une nouvelle société égalitaire, libre et démocratique :
– le YPG, unité de défense des femmes pour faire face aux attaques patriarcales et coloniales.
– Jinwar est également un village autogéré par les femmes comme alternative concrète au patriarcat.
– Mala Jin, maisons des femmes qui accueillent les femmes victimes de violences sexistes et des traditions patriarcales.
Malgré les coups portés par l’armée syrienne, toutes ces conquêtes des femmes kurdes doivent perdurer pour construire une nouvelle société débarrassée des agressions sexistes, sexuelles et du patriarcat.
Le 8 mars, Grève Féministe !
Solidarité avec le ROJAVA, les femmes kurdes et le peuple kurde !

